Le Rip Curl Pro Search
Le concept d’une étape WCT mystère avec « ASP Floating License » date de 2004 et a rencontré jusque-là un fort engouement aussi bien de la part des surfers pros que des aficionados. Surprise, dépaysement, vague de malades, le Search possède en effet des atouts de séduction majeurs.

Dès 2005, sous l’impulsion d’Arnaud Decarne, devenu depuis coordinateur du rip curl pro search, le search posait ses valises à la Réunion sur le fameux spot de Saint Leu. L’année suivante, une incroyable droite mexicaine, terriblement longue et tubulaire acheva de convaincre tout le monde -ou presque- que la formule « somewhere… » de chez Rip était le summum en terme de spectacle et de « rootsitude » pour une compète ASP. Puis, en 2007, la superbe et méchante vague d’Arica au Chili sortit de l’ombre et offrit encore une belle compétition…

Arica, Chili
Les organisateurs de cette 6ème étape du « Dream Tour » (du 30 juillet au 10 août) doivent comme les années précédentes garder secret la destination du rip curl pro search jusqu’en juillet, afin « de prendre les surfers à contre-pied sur le tour avec une vague qu’ils ne connaissent pas » (A. Decarne/Surfeurope mag). On imagine à peine le casse-tête d’organiser de A à Z une telle compétition… Entre les critères de choix du pays qui doit être un minimum sûr, de choix de la vague, obligatoirement consistante, et en gros longue, tubulaire et de préférence inaccessible aux surfers lambdas (pour éviter que la Chine n’envahisse ensuite le spot), l’énorme logistique, dealer avec les responsables politiques locaux, les surfers locaux etc, etc… Un truc de malade. Mais le plus dur cette année semble pour Rip Curl de gérer le double souci des fuites sur les possibles localisations et du protectionnisme de certains surfers… Des surfers qui alimenteraient la polémique sur les effets pervers de la formule Search, consistant à révéler au monde entier et en live un spot worldclass, jusque-là plus ou moins épargné par la foule (sauf St Leu, évidemment)… D’après Arnaud Decarne, les mécontents à propos de spots mexicains et chiliens ne sont pas des gens du cru mais plutôt des surfers étrangers (et privilégiés) désirant s’approprier la vague.


Il est vrai que dans des pays moins favorisés comme le Mexique ou le Chili, la venue d’un tel évènement représente une manne économique et touristique inespérée pour les locaux, surfers y compris. Les surfers pauvres partagent plus facilement leurs vagues car ils ont d’autres soucis que le surf.Dans ces conditions, quand des infos ont filtrées sur l’éventualité d’installer le Search en Australie de l’Ouest, plus précisément à Gnaraloo, les surfers de la région ont immédiatement réagi en lançant une pétition « Save Gnaraloo » pour s’opposer à cette éventualité. Idem à Raglan lorsqu’on a appris que la Nouvelle Zélande pouvait être pressentie à son tour. On ne parle même pas d’un possible retour du search à st Leu…

St Leu, la Réunion!
Moralité : Rip Curl visera t-il à l’avenir uniquement des coins économiquement défavorisés et/ou dépeuplés ? Et accueillants : une rumeur plus que persistante et émanant des pros eux-même, qui citent l’Indo et plus particulièrement Bali comme prochain stop du Search.

Bali… ![]()
Secret de Polichinelle ou manÅ“uvre habile des gars de chez Rip Curl, laissant se propager une fausse rumeur pour mieux nous surprendre ? Certaines sources affirment ainsi que Bali est d’ores et déjà choisie, mais Rip Curl veut laisser le doute planer le plus longtemps possible, notamment grâce à ses affiches « somewhere » ou encore en publiant une vidéo sur le net où les pros font leurs pronostics…















